Il existe d’infinies façons de raconter l’histoire récente de l’Afghanistan. Le film d’Atiq Rahimi, tiré de son propre roman, s’attache à décrire les dégâts subit par les trois générations d’une même famille. Pour illustrer les mondes intérieurs des personnages, il a été fait appel au savoir-faire du musicien afghan Khaled Arman, créateur de l’Ensemble Kaboul et à Francesco Russo, compère du premier au sein de la formation ethno-électro Kabul Workshop. Aux morceaux du répertoire traditionnel, succèdent des improvisations au rubab ou au ney entre lesquels viennent se glisser des paysages sonores plus abstraits et contemporains. Cette bande-son s’apprécie sans support visuel et génère ses propres images.